Quel est le salaire minimum pour un dirigeant ?
Chaque jour, une question essentielle.
Chaque jour, une réponse claire et concrète.
Extrait du livre “50 réponses à nos entrepreneurs”, rédigé par François Cattin, fondateur du Groupe Les Experts Unis.
Livre entièrement réactualisé et réécrit en septembre dernier.
Quelle que soit la forme sociale, il faut être prudent.
La tentation est grande, surtout en SAS ou en SASU, de prendre un tout petit salaire, de payer ainsi un minimum de charges sociales tout en se rémunérant avec des dividendes qui eux ne sont pas soumis à charges sociales.
En effet, la rémunération d’un mandat de Président de SAS ou de Gérant de SARL n’est pas soumis à la législation du droit du travail. Elle peut ainsi varier tous les mois, être ramenée à zéro.
Elle peut être fixe, variable en totalité, avec un mixte variable et fixe.
Il existe deux risques majeurs :
- La non-validation des trimestres retraites :
Pour une SAS ou SASU : la rémunération versée au Président doit être au moins égale à 150 fois le SMIC horaire brut par trimestre, soit 1 782 € brut par trimestre et 594,15 € brut par mois (avec le smic 2025)
- Pour le régime TNS : même chose.
L’indemnisation en cas de maladie ou d’invalidité est basée sur la rémunération perçue ! Donc si vous avez déclaré 600 € de revenus de dirigeant par mois : vous serez indemnisé sur cette somme ! Difficile de vivre avec aussi peu d’argent alors que votre entreprise génèrera très probablement moins de bénéfices donc moins de dividendes en votre absence.
Dans le cadre d’une SAS, ou d’une SARL dont le gérant est minoritaire : le dirigeant peut revendiquer un contrat de travail pour ses fonctions techniques. Dans ce cas, le contrat de travail doit respecter le minimum conventionnel prévu par la convention collective applicable à l’entreprise sinon le SMIC brut mensuel (1 801,80 € en 2025 pour 35 h/semaine). Ce contrat de travail lui offrira une protection chômage.
Par contre, pour qu’un contrat de travail soit valable en sus du mandat social ; il faut impérativement un lien de subordination entre le Président et sa société pour ses fonctions techniques. Ce qui sera très délicat à démontrer.
Le conseil de l’Expert :
TNS ou régime salarié : il faut avoir une rémunération qui vous assure une indemnisation pour survivre au quotidien si un arrêt de travail long terme vous est imposé.
Il n’y a donc pas de rémunération minimale type ! Chaque chef(fe) d’entreprise a ses propres contraintes personnelles.
Tant pis pour les charges sociales. L’essentiel est d’être correctement indemnisé en cas de problème.
Très souvent, les patrons de TPE fixent ce minimum de 1 500 € à 2 000 € par mois.