Gros ou petit capital social ?
Chaque jour, une question essentielle.
Chaque jour, une réponse claire et concrète.
Extrait du livre “50 réponses à nos entrepreneurs”, rédigé par François Cattin, fondateur du Groupe Les Experts Unis.
Livre entièrement réactualisé et réécrit en septembre dernier.
L’entreprise a trois modes de financement : Le capital social, l’avance d’argent des associés, les emprunts.
Faut-il mettre un gros capital social et que les associés fassent moins d’avance financière ? Ou le contraire ?
L’avance des associés en sus du capital social est appelée « le compte associé ». C’est l’argent prêté par les associés à la société.
Pour avoir le titre d’associé : une seule part sociale ou une seule action suffit.
Le capital social est de l’argent que les associés donnent à la société, sans pouvoir le récupérer pour eux.
L’entreprise fait ce qu’elle veut du capital social. Mais les associés ne le récupèreront que lors de la dissolution de la société, ou avec des opérations juridiques lourdes comme la réduction ou le remboursement du capital social.
Donc, si on a un gros capital social, et beaucoup de trésorerie excédentaire, il faut passer par ses opérations complexes pour récupérer l’argent investi.
Dans le cas contraire, un petit capital social, mais d’avantage d’apport des associés en « compte associé » permet de récupérer l’argent ainsi investit sans pénalité, sans fiscalité et sans charges sociales.
Le conseil de l’Expert :
Le capital social le plus courant pour les SAS, SASU ; SARL, EURL est de 1 000 €.
Ce montant ne choque plus personne.
Depuis la crise de 2008, où les banques avec des milliards de dollars de capital ont fait faillite : tout le monde a bien compris que le capital social n’était pas un gage de solidité.
Désormais, les analystes cumulent capital social et avance en comptes courants d’associés.
L’avance en compte associé est considérée comme un quasi-capital social. Car très rare seraient les dirigeants qui retireraient le compte associé de la société la mettant par la même en difficulté.
Certaines banques, prudentes, demandent à ce que tout ou partie d’un compte associé soit bloqué pendant la durée d’un emprunt pour éviter que les associés ne retirent leur argent.
Là encore, c’est mieux qu’un capital social important. Après quelques années, ce blocage peut être renégociable, et de toute façon, l’emprunt achevé. Cet argent devient disponible si la société dispose des liquidités pour le rembourser aux associés.
Le compte courant associé peut être rémunéré par la société. Le taux maximal d’intérêts de compte courant déductibles pour les entreprises qui arrêtent leurs comptes en novembre ou décembre 2025 a été fixé à 4,64%.