L'entraide familiale
Chaque jour, une question essentielle.
Chaque jour, une réponse claire et concrète.
Extrait du livre “50 réponses à nos entrepreneurs”, rédigé par François Cattin, fondateur du Groupe Les Experts Unis.
Livre entièrement réactualisé et réécrit en septembre dernier.
Une entreprise, quelle que soit sa forme sociale, y compris les micro-entreprises peuvent embaucher un(e) salarié(e) de leur famille cela ne pose aucun problème. Ce sera un(e) salarié(e) comme un(e) autre.
L’entraide familiale est limitée aux parents et aux enfants.
Elle doit être non rémunérée, spontanée, de très courte durée.
Il ne faut surtout pas qu’il se crée un lien de subordination entre les personnes qui aident et l’entreprise.
Un simple coup de main. Pas pour un poste indispensable.
Il a été jugé qu’un exposant sur une foire était coupable de travail dissimulé car ses parents l’aidaient depuis le matin. Un lien de subordination se met forcément en place pour des postes indispensables sur la durée d’une journée.
De même, une épouse salariée de son mari artisan ne peut pas faire des heures supplémentaires non payés.
Le conseil de l’Expert :
Grande prudence avec l’entraide familiale.
A chaque séparation de conjoints : Les heures supplémentaires non payées reviennent à la charge.
Pour l’entraide familiale, il faut prendre en compte les accidents de trajets, les accidents de travail, la responsabilité en cas d’erreur, d’omission de cette personne.
Le smic horaire est de 12 € brut, soit un coût global avec précarité et congés payés de 16 €.
Si on retire l’impact de la charge sur l’impôt sur les sociétés (15% au minimum) : le coût réel est de 13,60 € dont 10 euros profitent à votre enfant ou à vos parents.
Ne prenez pas de risque pour un coût si faible. Les sanctions sont colossales. Les risques sont bien trop importants
Bien entendu, le bénévole n’existe pas dans une entreprise.